Savoir se vendre

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De la gêne de parler de ce qu’on fait.
De « se vendre » (qui se nomme « se vendre » par l’inconfort suscité il me semble, mais pourrait se dire: partager.)

Hier, dans mes emails est apparu une surprise qui m’a complètement désarçonné. Et m’a grandement touché. Un de mes abonnés s’est créé un compte Patreon pour pouvoir me verser 3 euros par mois. Ah ça m’a secoué franchement. De comprendre ainsi qu’il est assez nourri par ce que je fais pour avoir envie de me donner quelque chose en retour, ça me fait quelque chose. Entre autres, ça me dit : c’est possible. Ça ouvre une porte, plusieurs portes. Et ça rouvre celle du : en fait, ça vaut le coup (et le coût), de parler, de montrer ce qu’on fait, de dire et redire ce qui est là, quelque part dans un coin de la toile, parce que personne n’ira le chercher spontanément. Je me suis un peu forcé la main hier, de parler de mon compte Patreon (https://www.patreon.com/borisdunand), je n’étais ni à l’aise ni convaincu que de m’infliger cet inconfort vaille la peine: la réponse est arrivée quelques heures plus tard, par email.

Alors je me le redis: c’est à toi de mettre sous les yeux des gens ce que tu as envie qu’ils voient. De le faire avec la peur, avec la gêne, celles-ci ne vont pas disparaître comme ça, mais continue, si tu as envie, si tu as l’élan. La question qui me vient c’est : j’ai en moi l’envie de parler de ce que je fais, donc je pourrais avoir du plaisir à le faire. Comment le faire avec ce plaisir, sinon en reconnaissant la partie de moi qui en a envie, et en sentant qu’elle me gêne, me fait un peu honte ?


Si tu es tenté, je serais ravi de t’accueillir là-bas ➡︎

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Artiste polymorphe suisse

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