Court métrage sélectionné au concours du Printemps carougeois

La Derniere Lueur Concours Carouge Court Metrage

L’idée

J’ai beaucoup utilisé la rêverie comme protection et secours, ressource. Je découvre ça ces dernières années, j’atterris petit à petit avec des sentiments très mélangés. Le thème m’a très vite fait penser à cet aspect de ma vie intérieur, tout en me rappelant des étapes marquantes : la première fois que j’ai ressenti le sentiment océanique devant la lune, la première fois que j’ai vu les anneaux de saturne. J’ai envie d’utiliser ce film pour raconter quelque chose autour de ça.

Le texte

J’étais d’abord parti dans l’idée de compulser livres, poèmes, récits, chansons, autour de l’expression « la tête dans les étoiles », d’une part ça s’est avéré évidemment beaucoup trop, et ensuite en discutant de cette intention avec quelques personnes, ça m’a alerté que j’étais peut-être de nouveau en train de chercher à faire autrement que d’habitude – et je sais combien cela peut m’empêcher de faire quoique ce soit. En même temps, les discussions m’ont fait brasser mes idées, mes souvenirs, et je me demandais avec une certaine anxiété comment j’allais bien pouvoir pondre un texte qui résume tout ça. Pourtant, un matin, sans que je m’y attende, c’est venu, c’est venu d’un seul coup, facilement, sans que je ne décide d’écrire pour ça. J’avais manifestement préparé le texte sans le savoir.

Les images

Je suis dans une période où la propreté des images digitales, leur netteté, leur perfection me lasse, me frustre. J’ai besoin de transformer, de dénaturer, de transformer au moins un peu ce que je capture. Pour ce film, c’était très vite évident que j’allais d’une part déformer les images avec des objectifs, des captures de tout près, des surexpositions, et que j’allais utiliser la possibilité de superposer des plans pour rendre une atmosphère onirique, rêveuse, un mélange de réel et d’imaginaire. Le thème s’y prêtait fort bien.

La musique

C’est aussi en discutant de mes idées que m’est venue l’idée et l’envie d’ajouter un de mes morceaux, qui parle de ces états de conscience modifié, de béatidude, de contemplation, il avait sa place autant dans les paroles que dans le caractère planant des harmonies. Et contrairement à l’année dernière, j’avais envie d’utiliser plusieurs musiques, de souligner le texte par des atmosphères spécifiques. Le premier morceau, qu’on entend au début et à la fin, c’est une musique j’avais déjà utilisée dans un autre court métrage et que j’avais gardé de côté tellement elle me faisait triper, je voulais la réutiliser pour un autre projet, et c’était la musique parfaite, hypnotisante, rythmée, belle, invitant à la mélancolie, la rêverie, la dérive mentale.

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Artiste polymorphe suisse

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