Le contraire de la sécheresse

Tout d’un coup, tu te trouves là. Deux jours de suite. Un troisième ? Peut-être pas. Comment ça se fait ? Ça se fait, en tout cas.

Tous les tomes de la mémoire à portée de main. Tu sors un recueil, et chaque page est vivante.

c’est dur de quitter
le contraire de la sécheresse
une abondance
un puits sans fond rempli de la quintessence
de la mémoire sensible, de souvenirs à profusion, denses, imagés, des traces vives, vivantes, vibrantes
la musique dans mes oreilles, un coussin interminable
je pense aux autres écrivant-es

L’impression d’avoir un monde gigantesque à portée de main, en moi, dans lequel puiser des hectolitres d’émotions, d’histoires, d’images. Son accessibilité soudaine. Comme une évidence que c’est là ma source principale, préférée, ma source la plus sincère, la moins artificielle. La plus naturelle, la plus vraie. Un désir de pouvoir y revenir sans cesse. De tout recommencer depuis là. Tout ce que je crée. Tout ce que je construis aussi. Ne pas comprendre ce qui fait que c’est si rare d’y avoir accès. Alors que c’est juste là, si proche, si évident, si indiscutablement bon à sentir, à visiter, à revivre, à retrouver.

Qu’il y aurait de quoi écrire des livres sans fin. De quoi créer sans fin. Facilement. Et dans une honnêteté, une franchise, une vulnérabilité totales.

Ça vous inspire ? Accédez à mon Patreon pour des avantages !
Become a patron at Patreon!

Laisser un commentaire