Forcer ou consentir ?

par où commencer pour enclencher quelque chose
j’aurais eu besoin d’une petite promenade
assez vite la pêche une fois sorti des brumes
mais je ne connecte pas avec ma zone créative
je vais amener un colis à la poste, ça va me faire du bien
15 minutes plus tard
je regarde ma liste : un flop
pourtant, hier, je me suis plusieurs fois senti titillé de m’y remettre

Comment décrire ? 
Allez, prendre au sérieux ça aussi, ce creux. Le rencontrer comme il est. Au lieu de vouloir le remplir. Une sorte d’indifférence. Ils n’existent pas, mes projets, ils ne sont pas là. Je suis ailleurs. Comme indisponible. Tiens, je prends conscience d’une source d’anxiété : un engagement pour une sortie dont j’ai réalisé que je n’en avais pas réellement envie. Je suis là, paralysé. Exprimer mon changement de disponibilité m’inquiète beaucoup. Mini insomnie cette nuit. Comment bouger depuis là ? Effectivement, c’est pas simple. Immobilisé par la peur, et vouloir créer : peut-être s’occuper de la peur d’abord ? Rien que de retrouver cette peur, oubliée au réveil, passée sous le tapis du matin-création-rien-d’autre, me permet déjà de retrouver un peu de mouvement. Je ne peux pas résoudre la tension de suite, mais de l’éprouver à nouveau, ça change quelque chose. Déjà, j’écris sur quelque chose qui m’importe réellement. Ça change tout. 

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