Tangibilités: attirance et répulsion

J’ai imprimé tous mes panoramas récents hier. Format carte postale environ. Trop chouette. Besoin de concret, de tangible, et en même temps, une résistance : il faut se lever, se déplacer, se baisser, aller chercher, et dans un premier temps ça me coûte.

Ce serait cool que j’arrive à me libérer de ma chaîne YouTube comme j’ai réussi à me libérer d’Instagram, Facebook et autres. J’y suis toujours, mais je n’ai plus d’urgence à y publier des choses. De temps en temps, ça me prend. Il me reste ces soudaines et impérieuses envies de publier une phrase ou un paragraphe que je trouve précieux. Mes notes hors champ peuvent faire l’affaire. Je crois. C’est l’endroit où j’ai le moins ce vertige d’être inapproprié, trop visible, trop vulnérable.

Par contre, ça fait plusieurs jours que je n’arrive pas spontanément à ce moment de l’écriture matinale où j’ai eu ma dose. Où la page se tourne toute seule. Pris entre le sentiment de n’avoir pas réussi ni à dire quelque chose d’important ni à me faire toute la place, et cette vague anxiété d’affronter l’autre monde.

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