Dernières étapes avant de me rendre au Marché des Photographes (au Pyxis) pour y tenir mon stand. Pas facile hier soir et ce matin. Comme le déménagement ou les vacances. Les derniers choix. Et le refus de gérer les basses tâches. Ça ne veut tellement pas. Pour me soulager de l’intendance, j’aurais pu y aller avec 15 bouquins et c’est tout. Et pourquoi pas. J’ai laissé tomber les tirages collés sur alu. J’ai retiré les tirages dibond et leur support. En plus des livres, j’ai juste pris les tirages maisons sur feuille A4, pour diversifier un peu mon étal. Et j’ai réussi ce matin à troquer le journal contre la création d’affichettes à glisser dans mes petits présentoirs en plexi trouvés à Emmaüs récemment : j’ai 40 minutes de train et du café, je peux écrire maintenant, redessiner l’enveloppe ici. Je goûte consciemment à la météo si agréable. Je n’ai pas aussi peur que prévu. Inquiet pour mon dos qui trinque sous le poids du sac. Hâte d’être posé, de sentir les gens, l’ambiance, de savoir si ça me plaît ou pas.









Soir. Train. Je suis allé voir presque tous les stands, discuté avec presque tout le monde. Je me suis exposé. Je me suis rendu visible. Je suis monté sur la scène. J’ai fait ça. Des inconnu-es ont feuilleté mes livres. On m’a acheté des productions. J’ai pu me rembourser la location de la table et les billets de train. J’ai eu plein d’échanges doux, inspirants, intéressants. Je rentre épuisé et ravi.
Merci encore à @productions_floues !
