Gribouiller sans réfléchir

De nouveau pas chanté hier, je me vois pourtant, longtemps assis avec ma guitare, sans limite temporelle, sans but particulier. Quelque chose de l’impatience quand je m’y mets. Les oreilles qui sifflent, de l’inconfort. Un « à quoi ça sert » qui se nourrit de la douleur sous mes doigts, des oublis de paroles, de la voix qui n’est de nouveau plus là, des repères trouvés récemment déjà perdus, de l’expérience faite et répétée que ça dure trois jours et ça s’en va et qu’il faut tout recommencer à chaque fois. Il faut conquérir, s’accrocher un moment. Mal aux doigts. La voix qui ne sort pas spécialement bien. Pas beaucoup d’idées ou d’envies. Clairement un manque de plaisir immédiat.

Oui, à décrire le détail de l’expérience ainsi, je comprends que ce ne soit peut-être pas si évident.

Est-ce que j’essaierais d’aller chanter cinq minutes entre le journal et la suite de mes créations matinales ? Changer de pièce, changer de posture, reprendre un peu de corps. Avant de recommencer l’ordi, l’écran, les touches ? Je sens une résistance. Peur que les voisins m’entendent. Pas savoir quoi jouer… Boris, Boris, stop. Tu te lèves, tu vas te mettre 15 minutes là-bas, tu grattouilles, c’est tout. Exactement comme de sortir une feuille blanche et de gribouiller sans réfléchir, en rêvassant, en se laissant porter… Ça te ferait envie ?

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