Hier j’ai édité les mini polaroïds. Qu’est-ce que c’est beau ! Qu’est-ce que c’est beau en fait. Combien j’aime quand l’appareil ne parvient pas à faire une copie fidèle de la réalité. C’est là pour moi que la magie opère vraiment.
Moi qui suis plutôt attentif au cadre soigné, aux lignes bien arrangées, à l’agencement des formes entre elles, à la possibilité d’organiser le réel dans un cadre qui révèle une image. Là, ce qui me séduit, ce sont les défauts: couleurs étranges, flou des contours, taches hasardeuses, halos inattendus, tout ce qui déborde, ce qui casse et désorganise, métamorphose le réel.
