J’ai l’impression que je vais très vite m’essoufler avec les réseaux sociaux. Et j’en suis ravi : en relisant mon bilan de janvier, j’ai tout d’un coup eu l’impression de me trahir, d’avoir oublié tout le vide rencontré, la perte de sens. Mais non, pas oublié : c’est déjà là, dans cet essoufflement déjà naissant. Et ça devrait me permettre de ne plus investir ces espaces d’attentes qui ne peuvent être rencontrées.
Hier, j’ai publié un bilan de semaine sur insta-fb avec une image (diffusion commune) et des liens vers ce que j’évoque. Je peux faire ça une fois par semaine, je crois que c’est ok. Juste les url sur Instagram ne font évidemment aucun sens (ajouter un lien vers mon profil Facebook ?).
Résultant du partage de François Bon sur Patreon dont j’ai parlé hier, j’ai bien aimé la réponse de Philippe Castelnau à mon commentaire sur son site : « (…) Il faut, je crois, se concentrer sur ce qui pour nous a du sens, essayer du mieux possible de « faire communauté » : constituer des ensembles poreux, à l’intersection desquels ces communautés se retrouvent. »
Et ce point, qui n’est pas sans lien : devant les photos récentes, habité par quelque chose comme : « Bon, qu’est-ce que j’en fais ? Où est-ce que je mets ça ? » Un minuscule pas de recul et pouvoir me dire : mais pourquoi ne pas prendre les 30 minutes que tu t’apprêtes à employer pour rassembler, trier, choisir, publier, écrire, envoyer sur quelque chose qui aura disparu dans deux jours, pourquoi ne pas prendre ce temps pour bosser sur un de tes livres photos à la place ?
Ça irait ? Je crois oui.
