Poésie

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L’étonnement
Ce sont des pensées surgies dans un lieu d’accueil, une réceptivité faite de gravité et d’humour. J’invitais mon esprit à détourner des notions et des sentences et m’amusais du résultat. Occasions de questionner des évidences, de nourrir un étonnement, de rire tendrement, de se connecter à ce qui a lieu, on y trouve réflexions et sourires, jeu et provocation.

Les photographies ont toutes été prises avec un smartphone. Je n’avais aucune intention sinon celles de l’instant: un désir de capturer la beauté perçue et l’urgent besoin d’empaqueter le vertige esthétique, l’émotion.

L'étonnement
L’étonnement
Photographies et p…
Par Boris Dunand
Photo book

Effleurements
De cette alcôve, que je creuse d’une respiration
J’aimerais pouvoir dire l’essence et la floraison
la terre et le ciel
Quand je peux à peine témoigner de son existence
Il y aurait en moi assez de désir
pour en visiter jusqu’à la plus reculée lagune
le plus profond cratère
Et je n’ai que le temps
d’imaginer leur infinie beauté
d’en effleurer la sublime nature

(Recueil en quatre mouvements – 2011)

Les œuvres de la poésie
C’est une enclave cachée de tous les regards. Seuls les rayons du matin et les reflets du soir parviennent à s’y glisser parfois. C’est un coeur nu qui dort sur le flanc et laisse au jour voir le fond de ses entrailles. C’est l’enfant tranquille qui s’est trouvé une cabane, loin dans la forêt là où nul ne vient jamais.
Ces poèmes sont l’oeuvre de la poésie traversant mon être. C’est à l’occasion de l’émoi poétique que ces mots m’apparaissent. Ce sont « les oeuvres de la poésie ».

Paroles retournées
Les mots se font aveugles pour dire l’aveuglement, ils se cachent pour révéler ce qu’ils ne savent plus voir. Leurs masques, leurs tours de magie, leur détour de signification n’est qu’une façon particulière d’avaler le monde et d’en rendre l’indigeste, l’inconsommable. Nulle coquetterie à se farder d’abscons: pauvre stratégie de pauvres moyens. Les nuages le savent bien, qui font leurs ménages anthropomorphiques, ce n’est pas pour épater la galerie, c’est pour l’extase des sens, transpercer l’opaque et s’abandonner aux indicibles. Tel est le jeu. Février-Mars 2009 / Mars 2010

L’animal stellaire
En l’illusion d’un paradigme retrouvé, le mirage d’une nature humaine, il se prenait pour l’enfant des forêts, l’homme de la mer. Il tentait de tout oublier pour se souvenir d’un état virginal. Ici et ailleurs, muet écrivant, dense et fusionné, le corps transi, irradiant par le langage l’énergie qui le consumait. Il y avait l’attente, le silence et l’abandon. Et la patience obstinée, le détachement nécessaire, pour qu’advienne ce qui naît malgré soi. Entre parole et silence, un homme et sa plume. / 2005