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Siri Hustvedt – Tout ce que j’aimais


Tout ce que j’aimais de Siri Hustvedt

Le roman qui a imposé Siri Hustvedt comme écrivain majeur de sa génération.

Le décor

New York, année 70, les acteurs d’une intelligentsia esthète et privilégiée, sortie tout droit des tumultes de l’histoire et des chaos du siècle. Le hasard des attirances qui se fait sur des terres communes: ils ne se connaissaient pas, mais ils partagent des racines, des goûts, des rêves, des exigences, comme s’ils se connaissaient déjà. Un geste suffit à révéler leur connivence.

Deux couples. Deux histoires parallèles. Nous connaissons tous ce que la rencontre de deux êtres suffit à produire de mystère. Sans compter les masses confuses qui précèdent à leur télescopage. Je ne parle pas de mystère étrange, je parle d’insu, d’inconscient, de corps, d’histoire logée dans les parts ténébreuses, inaccessibles.

Ce qui Siri Hustvedt décrit dans « Tout ce que j’aimais », d’une certaine façon, ce pourrait être le contour vague et poreux de ces mystères infinis. Je n’ai pas retrouvé ce qui me fait décrocher dans les livres de son mari Paul Auster – ce mystère par trop étrange pour mon goût, mais j’ai trouvé le tangible du récit psychologique qui flirte avec la poésie éternelle de tout ce qui lui échappe.

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Du lien entre les êtres

La douleur. Le mystère sensible et la douleur. Il y a trois couples en réalité. Il y a rupture. Il y a enfants. Il y a mort, maladie, dégénérescence. Mais plus que tout, il y a création, créativité, art, écriture et peinture, émerveillement poétique du réel transfiguré par la capacité imaginaire de l’être humain. Et l’ambiguïté fondamentale du lien entre les êtres, entre eux et ce qu’ils font. L’ambivalence, les doubles-faces, la coexistence d’élans contraires. Tendresse faite d’une sensualité qui pourrait déborder. Il y a distance, présence forte de celles et ceux qui ne sont pas là, opèrent une influence à travers leur absence, malgré celle-ci, par devers celle-ci.

Il y a aussi souffrance rentrée, indicible. Et tout ce qu’elle engendre: folie, séparation, incompréhension, violence, lutte, refus et colère. Les adultes devant la mort, les enfants devant la vie, les visages devant le temps, les couples devant leurs sentiments. Et puis désillusion. Une mélancolie sans désespoir, des questions sans réponse. L’histoire est simple, de peu de mouvements, mais de mille mouvements. Deux intrigues se télescopent, l’une existentielle, l’autre digne d’un thriller.

Mon sentiment

L’écriture est discrète et subtile, magnifiquement enroulée dans son apparente simplicité. J’ai aimé ce livre comme on aime le jardin derrière la maison, touffu dans ses limites, gras et abondant, parcouru de quelques rayons de soleil. Doux le matin, ombré à midi, tendre et bruyant le soir, inquiétant et suave la nuit. Je vous y invite à la contemplation des étoiles et des jeux d’enfant, des pleurs secrets et des chuchotements amoureux, des heures graves.

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