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révèle

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Au milieu des courants d’air, tirer le rideau. Comme un dernier souffle, toujours remis au prochain. Et la conscience en vertige, qui se remet d’aplomb, de l’un à l’autre. Vivant. De grands draps blancs qui vacillent, tournoient, s’enroulent, par intermittence laissent entrevoir le monde. Un bref regard, un sursaut. Ils sont là. Les paysages, les visages, la mer. Tel un songe à peine entrevu, la trace est si belle, si vive. Comment s’y prendre, avec ces appels? On voudrait épouser la plénitude au sein des fourmillements, une éternité. On voudrait un accord de chaque instant. Une présence que rien n’entame – et tout le vivant la fait bouger, inlassablement. Mais quels sont ces apparitions d’entre les voiles, ces aperçus? Le souvenir du ciel, du sable et de l’eau, là, presque réels, et rien ne semble pouvoir apaiser la faim qu’ils font surgir. Sinon d’y être, d’y emmener le corps, les yeux, l’âme. Rêver ne suffit pas.